Suite aux premières prospections menées bénévolement l'année dernière par le groupe Bourdon Grand Est, le Conservatoire lance cette année un suivi pour étudier le groupe des abeilles sauvages présents sur les secteurs de réserve de Châlons sur Vesle et Merfy. Cette étude poursuit plusieurs objectifs. Elle permettra tout d'abord de savoir quelles espèces sont présentes sur le site et de comparer ces résultats aux résultats futurs afin d'évaluer l'impact sur les abeilles de la végétalisation progressive des secteurs sableux (plus de fleurs = plus de pollinisateurs !).
A Châlons sur Vesle, les gabions qui ceinturent le parking et les ganivelles installées autour des zones sableuses sensibles montrent leur utilité depuis le début du printemps. En effet, dans de nombreux secteurs de la grande sablière, le sable nu se voit coloniser tranquillement par diverses plantes. C'est tout l'intérêt de ces infrastructures, lesquelles doivent permettre la revégétalisation du front de sable. La surfréquentation et les usages inadaptés ont effectivement érodé prématurément la sablière ces dernières décennies. En faisant disparaitre la végétation, le piétinement a privé le sable de son réseau racinaire, bouclier naturelle contre l'érosion. En se réimplantant, les espèces flortistiques vont donc retenir le sable puis inviter les espèces animales à venir s'installer pour trouver nourriture et refuge. C'est notamment de cette façon que nous espérons restaurer l'écosystème de la sablière alors réjouissons nous de ces quelques touffes d'herbe qui viennent pousser sur le sable !







